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| L'ÉVÉNEMENT: L'ART SE GLISSE DANS LA VILLE
TRANSFERT art dans l'espace urbain. 39 artistes (Europe, USA, Thaïlande) ont été invités à intervenir dans le contexte urbain. Ils se glissent dans les infrastructures de la ville et interrogent la capacité de lart à sinfiltrer dans notre quotidien.
DATES 17 juin 31 août 2000. Ouverture officielle: le 17 juin 2000 à 18H00.
LIEU Bienne, Centre Ville.
HEURES D'OUVERTURE 24H/24H (heures d'ouverture des magasins pour certaines interventions).
LES ARTISTES Renaud Auguste-Dormeuil (F), Stefan Banz (CH), Olivier Blanckart (F), Etienne Bossut (F), Olaf Breuning (CH), Roderick Buchanan (SCO), Christoph Büchel (CH), Patrick Corillon (B), Simone Decker (LUX), Jeremy Deller (GB), Daniel Firman (F), Jean-Damien Fleury (CH), Peter Garfield (USA), Ulrike Gruber (D), Fabrice Gygi (CH), Alexander Gyoerfi (D), Jens Haaning (DAN), Eric Hattan (CH), Lori Hersberger (CH), Henrik Plenge Jakobsen (DAN), Surasi Kusolwong (THAI), Peter Land (DAN), Abigail Lane (GB), Lang/Baumann (CH), Mathieu Mercier (F), Thom Merrick (USA), Jonathan Monk (GB), Olivier Mosset (CH), Gianni Motti (I), Daniel Pflumm (D), Philippe Ramette (F), Relax (CH), Christian Robert-Tissot (CH), Daniel Ruggiero (I), Roman Signer (CH), Nika Spalinger (CH), Uri Tzaig (ISR), Erwin Wurm (A), Dana Wyse (CAN).
DIRECTEUR Marc-Olivier Wahler
INFORMATIONS Tél.: +41 (0)32 322 3120 Fax: +41 (0)32 322 6488.
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| LA GREFFE
TRANSFERT privilégie les notions de greffe, dinjection, au-delà de lidée dajout, de supplément. Lexposition propose ainsi de considérer en priorité les infrastructures existantes de la ville (toits, balustrades, lampadaires, bitume, magasins, façades, affiches, véhicules, bouches daération, journaux, TV, etc.) avec la ferme volonté de pousser les logiques de chaque infrastructure dans ses limites ultimes, voire même absurdes. Certains artistes proposent par exemple un incendie programmé 3 fois par jour, une poubelle qui éternue, des chorégraphies exécutées par des motards, des conseils pour faire disparaître des produits ou pour se camoufler chez soi, un arbre de la peur, une zone sécurisée pour le Palais des Congrès, un barrage pour le canal de la Suze, des bouches daération pour un tunnel autoroutier, un automate à lancer du pain aux oiseaux, des aquariums géants, un espace pour le futur, un Jazz Band insupportable jouant la plus belle musique du monde, des pilules pour devenir blonde, protestant ou artiste Lart actuel ne se place plus face au monde pour mieux létudier ou lévoquer. Il se glisse à lintérieur de celui-ci, sillonnant la multiplicité des réseaux que notre réalité tisse tous les jours. Il fonctionne plus dans une logique de mouvement, de vitesse que dans une logique de représentation. En faussant les règles de la visibilité, les artistes daujourdhui élaborent une véritable esthétique de la furtivité.
LA ZONE Portant une attention particulière à la notion dexposition, TRANSFERT délimite une zone située entre trois points géographiques majeurs et encourage par un système dynamique de correspondances un dialogue entre les uvres et, partant, entre les uvres et leur contexte dinscription. Luvre nest plus seule face à la ville. Le visiteur narpente plus les rues à la recherche des uvres. Il se trouve au cur dune zone balayée par des espaces-temps constamment modifiés. La visite dune exposition saborde différemment dune promenade dans la ville. Inévitablement, une oscillation se crée entre un état desprit propre à la découverte dune exposition et celui que lon expérimente quotidiennement lorsque lon se promène en ville. Cette constante oscillation est ici essentielle. Elle constitue avant tout un vecteur dénergie. Alors que les pratiques artistiques sabordent désormais par leur valeur dusage, il est primordial de mettre celles-ci en jeu dans ce lieu même de léchange et de lénergie que constitue la ville.
LE CATALOGUE Les références des artistes ne se puisent plus dans un système de l'art, qui de par son caractère auto légitimant et tautologique a pu offrir une aimable aire de repos, une plate-forme offshore où le bruit du monde se ventile en un frémissement régulé comme l'air conditionné. Leurs références sont urbaines. Elles se structurent dans les flux qui sillonnent les rues, les périphéries, les passages. Le catalogue de l'exposition (E/D/F ; 480 pages) prend acte de cet état de fait. En plus des informations usuelles sur les uvres et l'exposition, l'ouvrage propose des systèmes de références élaborés sous forme de panthéon personnel par les artistes de TRANSFERT et développés plus avant par des auteurs tels que Joshua Decter (USA), Jean-Charles Masséra (F), Frank Perrin (F), Martin Conrads (All.), Olivier Mosset (CH) et Marc-Olivier Wahler (CH).
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